Les différents examens et suivi: CA125, IRM, scanner, échographie…

Lors du passage de mon scanner de « fin de traitement », l’infirmière est venue me voir pour me demander si c’était le premier. C’était mon 7ème !
Après cet échange, une puis deux, puis trois personnes sont venues me voir pour me demander: comment ca se passe ? Combien de temps cela dure ? Cela m’a donné l’idée de cet article pour le blog.

Quand on entre dans le cursus de diagnostic pour un cancer, on passe pas mal d’examens.
Pour ma part, j’ai eu droit à:
– L’échographie pelvienne
– L’IRM
– Le scanner
– Le Pet scan
– Prise de sang très régulières: suivi du CA125

Je ne parle ici bien sûr que de mon expérience personnelle. Comme évoqué en introduction du blog, chaque cancer se soigne (et donc se suit via des examens) de façons différentes. Je ne vais pas entrer dans la partie très technique et médicale de chaque examen mais plutôt dans le « comment ca se passe » du point vu patient.

L’échographie pelvienne:
C’est le premier examen que l’on passe quand on a un souci au niveau des ovaires. Cela permet de mettre en évidence des masses.
On connait tous l’échographie « classique », celle de grossesse que l’on peut voir dans les films, documentaires etc. L’échographie pelvienne est un peu différente car le médecin va mettre un ustensile à l’entrée du vagin afin de bien voir les organes et les possibles masses. Pas de panique, l’outil reste à l’entrée du vagin et cela n’est pas douloureux. J’ai juste ressenti quelques sensations de picotement pendant l’examen mais rien de méchant.
Cette échographie permet donc uniquement de mettre en évidence des masses, pas de diagnostiquer une malignité de ces dernières.

L’IRM:
Après mon échographie pelvienne pas très encourageante (des masses présentes sur les deux ovaires de plus de 8cm de diamètre), on m’envoie passer une IRM. Pour l’IRM, on nous demande de récupérer des produits en pharmacie qui seront utilisés pendant l’examen. On m’a posé une perfusion afin d’injecter ce produit de « contraste » afin de bien voir les organes. L’examen dure 20 minutes environ. On est allongé sur une table et mis dans un tube blanc qui s’avance et recul en fonction des coupes / vues voulues par le médecin. L’examen fait beaucoup de bruit, du coup on m’a mis un casque avec un peu de musique pour que cela soit moins désagréable.
Pour ma part, et je ne l’ai su qu’un fois en rendez vous avec le Professeur L à Pompidou, c’est cette examen qui a fait le premier diagnostic puisqu’il mettait en évidence des « carcinomes » au niveau des ovaires.

Le scanner:
Une fois que j’ai eu le premier rdv avec le Professeur L (rdv relaté dans l’article diagnostic), je vais enchaîner scanner et pet scan (ou tep ou tap scan).
Pour le scanner, on vous demande de venir le jour de l’examen avec les produits nécessaires pour l’examen (à récupérer en pharmacie) ainsi qu’une prise de sang récente avec la mesure de la créatinine.
En ce qui me concerne, mon protocole incluait deux produits de contraste: 1 à boire juste avant l’examen (c’est l’infirmière qui vous l’apporte au moment voulu) et 1 par transfusion. 45minutes avant l’examen, j’ai du boire un litre de produit blanc, pas très appétissant mais buvable (rien à voir avec le produit que l’on vous donne avant la laparotomie). Une fois avalé, on passe à l’examen. J’entre dans une petite bulle où me changer et ressort de l’autre côté pour passer l’examen. Une infirmière me pose la perfusion où sera injecté le deuxième produit de contraste pendant l’examen.
Note importante: Le produit pour le scanner étant très visqueux, il ne peut être injecté via le PAC/Chambre implantable (bien dommage!!). La pose d’une perfusion est donc obligatoire. On nous installe sur la table. Le scanner est un rouleau qui avance et tourne autour de nous pour faire les image. Le produit est injecté pendant l’examen. Cela « chauffe » un peu au niveau de la tête, de la gorge et de la vessie mais très supportable. Il ne faut pas bouger pendant l’examen et on nous met les bras au dessus de la tête. Cela dure environ 15/20 minutes. Une fois fini, on se rhabille et on attend en salle d’attente d’avoir le go des infirmières, le temps que le médecin check si tout est bien net sur les images prises.
Pour moi, c’est l’examen de suivi. J’en ai passé beaucoup (7) durant mon traitement dont 5 post-opératoires. J’ai eu des suites opératoires en dents de scie, les médecins préféraient être sûr de ne rien rater, du coup je connais bien la salle de scanner de Pompidou ! (5 scanners qui seront tous rassurants ! ouf).

Le pet-scan:
J’en ai passé qu’un seul, après mon premier rdv à Pompidou. C’est un peu différent du scanner. Il n’y a pas de produit à boire avant l’examen, et une injection avant l’examen d’un produit radioactif. C’est l’examen qui a permis à mes médecins de voir s’il existait des métastases ou pas. On nous installe dans une salle allongée où on nous injecte le produit. Ensuite, je suis restée au calme et allongée pendant 20 minutes, le temps que le produit se propage un peu partout. L’infirmière est venue me chercher et j’ai passé l’examen. L’appareil est sensiblement le même que le pour le scanner classique. La différence est la durée de l’examen. Pour le scanner classique, entre la mise en place de la perfusion et l’examen en lui même, il y en a pour 15/20 minutes. Pour celui-ci l’examen dure 20 minutes sans bouger sur la table avec les bras au dessus de la tête. Il faut donc compter une bonne heure en tout.

La prise de sang: Suivi du CA125
Quand on a un cancer de l’ovaire, on est particulièrement attentif au CA125. C’est LE marqueur du cancer. Alors, petite précision: le CA125 est LE marqueur du cancer mais il peut aussi montrer une inflammation ou autre (précisions auprès des médecins pour cette partie 🙂 ). Ce n’est donc pas forcément qu’il y a un cancer si le CA125 est très élevé. Par exemple, ma tante avant un CA125 de 1200 il y a quelques années et cela n’avait rien à voir avec un cancer de l’ovaire alors que pour ma part, j’avais un CA125 à 292 en octobre avant le diagnostic. Le mieux du coup pour interpréter tout cela, c’est de voir avec vos médecins. C’est donc le marqueur que je vais suivre à la loupe toutes les trois semaines sur ma prise de sang.

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